Patrice Evra dénonce le racisme dans le football français – Go-Buzz

Patrice Evra dénonce le racisme dans le football français

« C’est une honte ». Dans une vidéo publiée sur son compte Instagram, l’ancien défenseur des Bleus s’est insurgé contre les propos tenus par Noël Le Graët, le patron de la Fédération Française de Football (FFF). Interviewé par la chaîne BFM Business le 15 septembre dernier, il a estimé que le racisme dans le sport et dans le football en particulier « n’existait pas, ou peu ».

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« Sur un match, il peut y avoir des écarts. Mais on est à moins de 1 % de difficulté. Quand un black marque un but, tout le stade est debout. Le phénomène raciste dans le sport, et dans le football en particulier, n’existe pas ou peu », avait-il déclaré sur RMC, quelques jours après la polémique sur les insultes racistes tenues à l’encontre de Neymar lors du dernier classico. Le Graët recadré par Maracineanu après sa sortie sur l’homophobie

« Cartons remplis de caca »

Le Graët, déjà au cœur des critiques pour s’être opposé à l’arrêt des matchs en cas de cris racistes, n’aurait plus sa place à la tête de la fédération, estime Patrice Evra. L’ancien joueur n’a pas hésité à donner des exemples du racisme ordinaire auquel il a été confronté.

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Il a notamment évoqué des lettres racistes reçues à Clairefontaine (« Didier, reprends tes singes et repars en Afrique ») ainsi que « des cartons remplis de caca ».

Des protocoles racistes ?

Très remonté, Patrice Evra est également revenu sur les protocoles à respecter lors des venues de personnalités importantes, notamment politiques, à Clairefontaine.

« On a quand même des places attribuées quand on mange. On a l’habitude de se mettre à côté de ce gars, parce qu’on a de bonnes relations. Et à chaque fois que le président il venait, ou des hommes politiques, là tout changeait. Où il y avait normalement Mamadou Sakho ou Bacary Sagna, beaucoup de sombritude, il fallait changer. Là, on mettait un Hugo Lloris et un Laurent Koscielny et le président au milieu. Mais on savait, c’était les règles du jeu, on est en France, on n’est pas chez nous. Quand il y avait une photo du président c’était mieux de voir un Hugo Lloris et un Laurent Koscielny à côté de lui, qu’un Mamadou Sakho ou un Bacary Sagna », a taclé Patrice Évra.Pourquoi la question de l’homophobie dans les stades a viré au dialogue de sourds

Patrice Evra a conclu en déconseillant aux joueurs actuellement sélectionnés sous le maillot des Bleus de partager sa vidéo, et en regrettant que Noël Le Graët soit toujours à la tête de la fédération : « Avec des têtes comme ça, on ne va pas aller bien loin. »




Nouvelobs