Roland-Garros, un « western » sans public ? On a parlé tennis avec Laurent Binet – Go-Buzz

Roland-Garros, un « western » sans public ? On a parlé tennis avec Laurent Binet

En ces temps troublés, où même des esprits clairvoyants perdent le sens commun, il y a quelque chose de profondément apaisant à feuilleter le « Dictionnaire amoureux du tennis » (Plon), publié à l’occasion de ce Roland-Garros nouveau cru. Le soleil aidant, on se croirait fin mai, l’humeur vagabonde, dans l’attente des premiers coups de raquette, des matchs marathon s’achevant à la la nuit tombée ; on perçoit déjà le souffle des glissades sur la terre battue, les cris de rage des joueurs, on se sent étourdi par les senteurs de soirées prometteuses.

Mais nous sommes bel et bien en automne, et le tournoi qui s’annonce ne ressemblera en rien à ce que nous avons connu, ne serait-ce qu’en raison des mesures sanitaires prévues par les organisateurs. Doit-on s’en plaindre ? L’US Open, qui s’est joué devant des tribunes vides, vient de sacrer un nouveau vainqueur de grand chelem, l’Autrichien Dominic Thiem. Pourquoi ne pas imaginer, pfnadalorte d’Auteuil, un lauréat inédit après le règne surhumain de Rafael Nadal (titré à douze reprises sur les quinze dernières années) ?

Le tennis est un sport individuel, mais il peut aussi se jouer par paire. Ils se sont donc mis à deux pour écrire ce dictionnaire, attelage complémentaire. D’un côté, Antoine Benneteau, frère et entraîneur de Julien, l’ancien champion ; de l’autre, Laurent Binet, écrivain à succès (Goncourt du Premier roman 2010 avec « HHhH », prix Interallié 2015 avec « la Septième fonction du langage », et Grand Prix du Roman de l’Aca

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