Faire ses courses pendant le confinement : bonnes pratiques – Go-Buzz

Faire ses courses pendant le confinement : bonnes pratiques


Puisque faire ses courses est encore possible, voici conseils et règles à suivre pour faire vos achats en respectant gestes barrières et mesures de confinement.

Pour rendre moins stressante cette étape indispensable même en période de confinement, nous vous expliquons comment faire ses courses le plus prudemment possible, dans le respect des règles sanitaires.

Où faire ses courses ?
Depuis le 24 mars, vous ne pouvez plus aller sur votre marché habituel, sauf si le préfet de votre département a autorisé sa tenue. Epicerie, supermarchés, primeurs… tous les autres commerces d’alimentation restent ouverts, dont certains avec des horaires aménagés pour les soignants ou personnes âgées. Cependant, les autorités exigent que les courses soient faites « au plus près de chez soi ». Si votre commerce de proximité affiche des prix trop chers, vous pouvez vous rendre en voiture dans une autre surface autorisée. « Les gens peuvent aller faire leur course dans un hypermarché un peu plus loin s’ils n’ont pas d’autres solutions », a indiqué le ministre de l’Intérieur à Libération.

Peut-on être accompagné ?
Le 18 mars, Christophe Castaner a précisé à Libération qu’il était possible de faire ses courses avec une personne avec laquelle on reste confiné. Mais il est indispensable de respecter les gestes barrières et s’assurer que chacun dispose d’une attestation de déplacement dérogatoire. Attention tout de même ! Les récentes restrictions annoncées par Édouard Philippe sur les séances sportives et les sorties de loisirs pourraient également être appliquées aux sorties d’approvisionnement en alimentation si la situation évolue dans ce sens…

Est-il raisonnable d’aller faire ses courses quand on est une personne âgée ?
En temps de crise sanitaire, mieux vaut jouer la carte de la prudence. Les personnes âgées étant plus à risque de développer des formes graves du Covid-19, les médecins ont conseillé de « limiter les déplacement », même auprès des proches. Il vaut mieux faire appel à une personne tierce et limiter les contacts à l’extérieur du domicile.

Doit-on stocker des provisions pour anticiper un confinement total ?
Difficile de ne pas paniquer quand on voit des clients se ruer sur les derniers paquets de papier toilette. Même si le Premier ministre a annoncé que « le temps du confinement pourrait encore durer quelques semaines », il n’y a pas lieu de faire des provisions. Le 15 mars, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a assuré qu’il n’y aurait « pas de pénuries si chacun adopte un comportement responsable ». Selon Le Monde, les stocks régulièrement entretenus dans les entreprises de production et dans les enseignes permettent de faire face aux ruées ponctuelles dans les magasins.

Faut-il mettre des gants ?
Le port de gants n’est pas forcément la solution si certaines règles ne sont pas respectées. « On finit par mettre ses mains gantées sur son téléphone et oublier les règles de base. De plus on risque de se contaminer au moment de retirer les gants« , a expliqué Benjamin Davido, infectiologue à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches. Il a ensuite ajouté : « Mieux vaut se laver les mains en partant de chez soi et en rentrant des courses. »

Faut-il porter un masque ?
Les avis divergent à ce sujet. Selon le Dr Parneix, « le port du masque dans la population générale ne se révèle pas particulièrement efficace car il n’est souvent pas utilisé correctement. Le masque aurait finalement plutôt tendance à procurer un faux-sentiment de sécurité, faisant baisser la vigilance de celui qui le porte ». D’autres soulignent le côté bénéfique du masque : recouvrant la moitié du visage, le masque empêche certains de se toucher le nez ou la bouche, des vecteurs de transmission de la maladie.

Est-ce bien de nouer une écharpe ou un foulard ?
Si l’écharpe recouvre bien le nez et la bouche, qu’on ne passe pas son temps à la toucher et à la replacer, et qu’elle est (évidemment) propre, elle peut s’avérer utile, même si elle n’est pas suffisante : le respect des règles d’hygiène et des distances de sécurité reste primordial.

Doit-on payer avec des pièces et billets ?
La question de la contamination s’applique aussi pour la monnaie que l’on échange sans méfiance… Rappelons que le risque d’être infecté via des pièces ou billets est infime, mais il est préférable de payer par carte bancaire.

Faut-il changer ses vêtements en rentrant chez soi ?
Le virus peut survivre plusieurs heures ou jours sur les tissus. Il est recommandé d’enlever ses habits en rentrant chez soi, faire attention à ce qu’ils ne touchent pas d’autres vêtements propres, puis les mettre dans la machine à laver (à 60°C pendant 30 minutes au minimum). 
En ce qui concerne les chaussures, les informations sont moins claires. « A ce jour, nous ne disposons pas d’information sur la survie du virus sur un support tel qu’une chaussée« , a expliqué au Parisien l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). 

Quelle est la bonne attitude à adopter au moment de ranger ses courses ?
On sait grâce à une étude anglaise du New England of Journal Medicine que le Covid-19 peut rester 3 à 4 jours sur les plastiques et 24h sur les emballages en carton. « Dans l’idéal, je vous conseille d’entreposer vos paquets par terre sans les toucher pendant trois ou quatre heures au sol en rentrant chez vous avant de procéder au rangement dans les placards », a expliqué au Parisien Eric Tricot, cadre de santé hygiéniste à l’hôpital du Mans.

Quid des emballages des produits frais ?
Pour les produits frais, tels que les yaourts, il est conseillé de jeter l’emballage en carton (avec des gants, c’est mieux), avant de mettre les produits au frigidaire, puis de se laver les mains.

Doit-on apporter son chariot ?
Dans certaines surfaces de vente, ils n’en distribuent même plus. L’institut Que Choisir précise que si une personne contaminée a tenu la poignée du chariot avant vous et que le contact se fait de façon prolongée, la quantité de virus présente peut être plus importante. Pour éviter d’avoir à toucher les poignées des cadis ou des chariots, il vaut mieux amener son propre panier ou son sac de courses.

Comment éviter les contacts avec les clients et les employés ?
Il faut continuer à respecter les distances de sécurité sanitaire ou recourir aux services du Drive. Un mètre doit vous séparer d’un autre client ou d’un employé du magasin. Dans le cas où des symptômes du Covid-19 se manifestent, les spécialistes recommandent de rester chez soi et demander l’aide d’une personne tierce.

Peut-on acheter des fruits et légumes en vrac ?
Impossible de ne pas toucher les fruits et légumes lorsqu’on les choisit en vrac. Sont-ils pour autant un vecteur de transmission du Covid-19 ? Il semblerait que le risque soit faible, répond l’Efsa (Autorité européenne de sécurité des aliments) sur son site web:  » L’expérience que nous avons des épidémies précédentes dues à des coronavirus apparentés, […] montre que la transmission via la consommation d’aliments n’a pas eu lieu. Pour l’instant, rien n’indique que ce coronavirus soit différent à cet égard ». Il est tout de même recommandé de laver précautionneusement ses aliments avant de les préparer et les cuire pour tuer toute bactérie qui pourrait s’y accrocher. 

Peut-on continuer à acheter son pain ?
Il est tout à fait possible de continuer à acheter son pain en boulangerie, mais il convient d’être prudent, car le risque d’être contaminé en touchant une baguette n’est pas nul. La solution est de mettre votre baguette à cuire (davantage) dans le four, en rentrant chez vous. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) explique qu’un passage au four à « 63 degrés pendant quatre minutes permet de diviser par 10.000 la contamination d’un produit alimentaire« .

Et manger de la viande ?
Pour l’instant, aucune recherche scientifique n’a établi de liens de transmission entre les animaux et l’homme. Pour l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, le « passage [du coronavirus] de l’être humain vers une autre espèce animale semble actuellement peu probable ». Ces conclusions excluent ainsi « la contamination […] via la consommation de viande ».

Les aliments venants de pays touchés sont-ils plus à risque ?
Les produits venant de destinations lointaines ont voyagé suffisamment longtemps pour que les chances de contamination soient amoindries. L’institut allemand d’évaluation des risques (BfR) a précisé que « du fait des modes de transmission observés jusqu’à présent, et de la relativement faible persistance environnementale des coronavirus, il apparaît peu probables que les biens importés, notamment alimentaires (…) soient les sources d’une infection avec ce nouveau type de coronavirus »


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