nouvelle attestation de sortie, Macron a parlé… – Go-Buzz

nouvelle attestation de sortie, Macron a parlé…

Déplacements, Vie pro, courses alimentaires… Que reste-t-il d’autorisé alors que deux millions de contrôles ont été effectués ? Les Français respectent-ils les règles strictes alors qu’on parle déjà d’un confinement prolongé jusqu’au 4 mai et qu’un million d’arrêts de travail a été enregistré ?

[Mise à jour mercredi 25 mars à 20h30] Emmanuel Macron s’est adressé une nouvelle fois aux Français dans une allocution télévisée à 20h depuis Mulhouse où il a visité un hôpital de campagne.
Le Président a salué la mémoire des soignants décédés des suites du coronavirus et l’engagement du secteur médical et médico-social.
Emmanuel Macron a, aussi, incité les Français à ne pas céder « à la division et aux fausses informations ». Le chef de l’Etat a indiqué qu’il avait « demandé au gouvernement de majorer les heures supplémentaires et d’octroyer une prime supplémentaire aux soignants ».

Il s’est engagé à mettre en place « un plan massif d’investissement et de revalorisation des carrières à l’hôpital » à l’issue de la crise. Il a remercié l’ensemble des Français pour leur implication dans la lutte contre le coronavirus mais aussi les militaires pour leur engagement.

« J’ai décidé de lancer l’opération Résilience, distincte de l’opération Sentinelle, qui sera consacrée à l’aide aux populations et à l’appui des services publics (…) Nous devons faire bloc dans cette lutte. Nous ne sommes qu’au début mais nous tiendrons parce que nous en avons la force« , a conclu le chef de l’Etat.

  • A l’issue du conseil des ministres, sa porte-parole, Sibeth Ndiaye, a indiqué que les autorités annonceraient « dans les prochains jours » leur décision concernant l’éventuelle prolongation du confinement en France, après la publication de l’avis du Conseil scientifique suggérant « au moins six semaines » au total.
  • Le conseil scientifique de l’exécutif sur le Covid-19 a rendu ce mardi 24 mars au soir son avis concernant le confinement. Celui-ci juge « indispensable » de le prolonger au-delà des deux semaines initialement prévues par le gouvernement. « Le confinement durera vraisemblablement au moins six semaines à compter de sa mise en place » le 17 mars, donc au moins jusqu’au 28 avril. Le conseil ajoute qu’il considère « nécessaire un renforcement du confinement », sans pour autant se prononcer sur les modalités exactes.
  • Après des semaines de résistance, le report des Jeux olympiques a fini par s’imposer. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a annoncé mardi midi le report d’un an des Jeux olympiques de Tokyo, qui devaient se tenir du 24 juillet au 9 août, en raison de la pandémie de coronavirus.
  • Nouvelles mesures de solidarité envers le personnel soignant. Des centaines d’hôtels de chaînes ou indépendants proposent de loger gratuitement les personnels médicaux et paramédicaux qui luttent contre la pandémie du Covid-19. A partir du 24 mars, la plateforme Airbnb va également « mettre à disposition gracieusement les appartements entiers qui ne sont pas loués » pour les « personnels soignants et travailleurs sociaux sur la plateforme Appartsolidaire », une annonce faite par le ministère de la Cohésion des Territoires dans un communiqué.
  • La ministre de la Justice Nicole Belloubet espère libérer environ 5 000 détenus en fin de peine. La décision, confirmée auprès de l’AFP, a été communiquée le lundi 23 aux organisations syndicales du ministère de la Justice, afin de désengorger les prisons en cas de contamination au Covid-19. La garde des Sceaux a également présenté des ordonnances dans le cadre de la loi d’urgence pour simplifier le processus de ces libérations. Aujourd’hui, 70 000 détenus occupent les prisons françaises, alors que seulement 61 000 places sont opérationnelles.

Interrogé dans le JT de 20h de TF1 le 23 mars, Edouard Philippe a invité les Français à respecter strictement le confinement et à faire preuve de solidarité en venant en aide aux plus âgés et aux plus fragiles.
Le Premier ministre a indiqué que les sorties sportives autorisées pour se dégourdir les jambes ou promener son chien devaient, dès le 24 mars, avoir lieu « dans un rayon d’un kilomètre autour de son domicile, pendant une heure, tout seul et une fois par jour ». Il faudra indiquer l’heure et dater l’attestation, mais le premier ministre n’envisage pas de couvre-feu au niveau national.
Le chef du gouvernement a aussi indiqué que les marchés alimentaires ouverts seraient désormais interdits mais que les préfets pourraient accorder des dérogations demandées par des maires. « Dans certains villages, les marchés ouverts sont le seul moyen de se nourrir« , a rappelé Edouard Philippe.

En ce qui concerne les déplacements pour raisons de santé, seuls les soins urgents ou une convocation par un médecin seront désormais autorisés.

Edouard Philippe a aussi confirmé le maintien du dispositif de chômage partiel et a précisé que des mesures seront prises secteur par secteur. Dans le domaine du tourisme, « ceux qui devaient se faire rembourser un voyage » pourront « l’être par les entreprises sous forme de coupons de même valeur pour faire en sorte que les entreprises ne disparaissent pas ».

Le premier ministre a aussi assuré que les chômeurs qui arrivent en fin de droit verraient ces derniers prolongés « aussi longtemps que durera l’état d’urgence sanitaire ».

Enfin, Edouard Philippe a indiqué que les obsèques ne devront pas rassembler un cercle de plus  de « 20 personnes, c’est-à-dire la très proche famille ».

  • L’accueil en crèche des enfants des médecins, des infirmières ou encore des personnels des Ehpad qui se battent contre la propagation du coronavirus la lutte sera gratuit, a annoncé la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf).
  • Le ministre de la Santé a annoncé lors d’une conférence de presse lundi 23 mars au soir que le coronavirus est, depuis le décès de 3 médecins, considéré comme une maladie professionnelle. Olivier Véran a également indiqué qu’une mission a été confiée à Jérôme Guedj « qui travaillera sur la lutte contre l’isolement des personnes âgées confinées« .
  • La préfecture de Gironde a pris le 23 mars un arrêté demandant aux supermarchés, aux supérettes, aux épiceries, aux boulangeries, aux bureaux de tabac, etc. de fermer à 21h maximum leurs portes afin d ‘éviter les « regroupements ». Ils ne pourront pas les rouvrir avant 5h.
  • Un nouveau Conseil de Défense devrait se tenir dans la semaine. Les avocats du Conseil National de l’Ordre des médecins et le syndicat Jeunes Médecins exhortent déjà le Conseil d’État à durcir les mesures de confinement jusqu’à ce qu’il devienne total. Ils réclament :
    – La restriction des autorisations de déplacement qui seraient limitées à une ou deux fois par semaine,
    – La réduction quasi-complète des transports publics,
    – Un couvre-feu national pour deux semaines minimum,
    – La fermeture de tous les commerces d’alimentation,
    – L’organisation par l’État d’un système de ravitaillement,
    – Un dépistage systématique des personnels de santé.

Il faut plus mettre en balance le nombre de vies perdues avec le nombre de PIB perdus », a lancé Me Poupot, l’avocat de l’Ordre des Médecins. Mais les représentants du gouvernement ont répondu que certaines de ces mesures seraient inapplicables.
Pour William Dab, ancien directeur général de la Santé et conseiller scientifique du gouvernement, « le confinement total aurait un impact sur l’équilibre psychique et pourrait entraîner des dépressions, voire des suicides ».

  • Lors d’une visio-conférence le lundi 23 avec les représentants des différents cultes en France, le chef de l’Etat a rappelé que les fêtes religieuses célébrées au mois d’avril ne devront donner lieu à aucun rassemblement, en raison des mesures de confinement actuelles. Ces annonces concernent les rassemblements chrétiens de la semaine sainte et du week-end de Pâques (6 au 12 avril), les fêtes juives de Pessah (9 au 16 avril) et le ramadan prévu autour du 24 avril.
  • En solidarité aux soignants en première ligne contre le coronavirus, le service de vélo parisien Vélib’ est désormais gratuit pour les soignants, en plus des navettes de bus gratuites proposées par la RAP. Les villes de Ailleurs, Toulouse, Valenciennes ou Cholet ont également rendu leurs services de transport gratuits pour tous les habitants.
  • L’interdiction d’accès aux champs de Mars, à l’Esplanade des Invalides et aux quais de Seine ne prendra pas fin dans les prochains jours. Le préfet de Police de la ville de Paris, Didier Lallement a indiqué que des mesures de restrictions « ciblées » étaient prolongées, et ce « jusqu’à la date de la levée des mesures prises par le Premier ministre dans le cadre de la lutte contre la propagation du COVID-19 » a-t-il précisé dans un communiqué. La mesure prise conjointement par la mairie de Paris et la Préfecture de Police ce week-end semble avoir fait effet pour la durée escomptée. Selon les autorités, la levée de l’interdiction pourrait provoquer des nouvelles infractions aux mesures de confinement actuelles.
  • Selon RTL, l’entreprise Total va proposer le ravitaillement gratuit en essence pour les personnels médicaux. Le groupe serait prêt à verser 50 millions d’euros en bon carburant, soit 1 million de pleins d’essence offerts. Toute la chaîne de fonctionnement des hôpitaux pourra en bénéficier, et en particulier les médecins, praticiens hospitaliers, infirmiers et ambulanciers du secteur public et privé. Les directrices et directeurs des établissements devront recenser leurs besoins en bons de carburant et feront ensuite leur demande à Total. Un numéro ainsi qu’une adresse mail ont été communiqués : covid19@total.com et 01.84.94.84.00.
  • La SNCF a fait l’annonce ce lundi 23 que les personnels médicaux et paramédicaux (médecins, infirmiers et aides-soignants) pourront utiliser gratuitement les TGV et trains Corail Intercités. « S’ils ont le justification de leur direction, ils peuvent voyager dans toute la France pour aller renforcer un service » a indiqué le directeur de SNCF Voyages, Alain Krakovitch. Il a ajouté à l’AFP « C’est normal qu’on soit aussi à la SNCF dans une action de solidarité vis-à-vis des soignants ». La gratuité des trajets pour les soignants ne concernent pas les TER et les trains de banlieue.
  • Plusieurs enseignes de la grande distribution annoncent qu’un accès prioritaire sera donné aux soignants dans les magasins alimentaires. A condition de fournir une carte professionnelle (badge) ou un justificatif, ces derniers n’auront pas à attendre à l’entrée, à la caisse, à tout moment de la journée.
  • Les vols entre la métropole et le département d’Outre-Mer Saint-Pierre et Miquelon sont suspendus à partir du 23 mars au soir. La mesure s’ajoute à l’interdiction de liaisons aériennes vers La Martinique, Mayotte, Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Saint Martin et Saint-Barthélemy du mardi 24 mars à minuit au 15 avril. Les déplacements entre ces îles est également interdit sauf dérogation pour des raisons « impérieuses d’ordre personnel ou familial », de « santé relevant de l’urgence » ou « professionnelles ne pouvant être différées », selon un arrêté publié au Journal Officiel.

Le Conseil d’État veut durcir le confinement

Les mesures réclamées par les syndicats de médecins ont été refusées, mais le Conseil d’État a retenu de cette audience qu’il fallait préciser « le champ ambigu » des restrictions appliquées lors de ce confinement. Dans leur arrêt, les magistrats ont demandé au gouvernement d’apporter des détails sur les motifs de sortie autorisés, comme le degré d’urgence nécessaire à un rendez-vous médical, évaluer les risques sanitaires sur les marchés ou réduire les modalités de déplacements pour les sorties sportives.

Le gouvernement doit ainsi répondre aux injonctions du Conseil d’État et fournir une nouvelle version de l’attestation de déplacement dérogatoire répondant à ces demandes avant le 24 mars au soir.

Retour à l’école le 4 mai  pour les 13 millions d’élèves français ?

  • Jean-Michel Blanquer a donné des précisions sur l’éventuel retour en classe des élèves français. « Le scénario privilégié est celui d’un retour en classe après les dernières vacances de printemps, le 4 mai, mais nous sommes évidemment tributaires de l’évolution de l’épidémie. Pour le BAC, la principale option, c’est le passage normal du baccalauréat aux dates prévues. Mais nous travaillons sur différents scénarios en fonction de la durée du confinement« , a expliqué au Parisien le ministre de l’Education Nationale.

Bilan du 1er week-end de confinement 

  • Le 19 mars, quatre membres d’une même famille ont été verbalisés à Falaise dans le département du Calvados après avoir assisté à l’enterrement d’un proche.
  • Estimant insuffisantes les mesures de confinement actuelles, l’Isni, le principal syndicat des internes de médecine, réclame dans un communiqué « un confinement total et absolu de l’ensemble de la population (…) à l’instar des mesures déployées en Chine« .
  • Plusieurs enseignes de grande distribution ont décidé de verser une prime de 1 000 euros à leurs salariés. Auchan, suivi de KIngFisher (Brico Dépôt, Castorama), Carrefour et Intermarché ont choisi de faire un geste pour les salariés en première ligne dans la chaîne logistique et d’approvisionnement. 
  • A Annecy, en Haute-Savoie, deux Colombiennes soupçonnées d’être des prostituées et découvertes par les policiers dans un appartement du centre-ville loué en Air Bnb, ont été testées positives au coronavirus. Les deux jeunes femmes âgées de 25 et 36 ans  ont potentiellement contaminé 13 clients… et leurentourage

Les informations à retenir de samedi 21 mars concernant le confinement, respecté ou non : 

Le ministre de la Santé Olivier Véran a pris la parole le samedi 21 mars à 16h pour faire un point de situation. Voici les informations-clés à retenir de cette déclaration : 

  • Sur les masques de protection, dont la pénurie pose question : Olivier Véran a précisé que les masques seraient réservés « en priorité aux personnels de santé » ainsi qu’aux personnes travaillant en EHPAD. Il n’a pas exclu d’en distribuer ensuite aux autres professions exposées au public, mais seulement si les disponibilités le permettent. 
  • Concernant le dépistage, le ministre de la Santé a précisé que la stratégie allait évoluer, et évoqué la possibilité de mettre en place un « dépistage massif » du Covid-19 au moment de lever le confinement.
  • Le gouvernement a annoncé le 21 mars la mise à disposition de 2000 places d’hôtel supplémentaires en France pour héberger des sans-abri, ainsi que l’ouverture de trois sites de confinement pour soigner les SDF malades du coronavirus.
  • La Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, présidée par Brigitte Macron, va, faire livrer des milliers de repas, des courses alimentaires ou encore des tablettes numériques à des hôpitaux et des Ehpad sous tension en raison de l’épidémie.
  • La police parisienne teste un nouveau dispositif de surveillance par drones. L’objectif est de repérer plus facilement les récalcitrants qui ne respectent pas les mesures de confinement. 
  • La fédération FO Transports et Logistique, le troisième syndicat des routiers, a appelé les routiers qui travaillent dans les transports non essentiels à utiliser leur droit de retrait à partir du lundi 23 mars.
  • Le ministère des Sports a donné des précisions concernant « l’activité physique individuelle«  autorisée en période de confinement.  « La distance 1/2km concernait les personnes n’habitant pas en coeur de ville. En ville les distances doivent être plus courtes« . On parle de 500m maximum en zone urbaine.
  • Le premier ministre Edouard Philippe a indiqué le 20 mars que « 40 prototypes » de masques étaient actuellement « en cours de test » afin de lutter contre les difficultés d’approvisionnement des soignants. 

Une semaine de congés payés peut être imposée pendant le confinement

Le projet de loi d’urgence pour faire face au coronavirus prévoit que l’employeur pourra imposer la prise de congés payés pendant la période de confinement, le Sénat ayant limité la disposition à une semaine, ce que les députés ont confirmé vendredi soir en commission.
Selon le ministère du Travail, sont concernés les congés payés 2019/2020, ceux qui doivent donc être pris au 31 mai. Le texte ne fixe pas de limite à l’imposition de prise de jours de RTT et de jours du compte épargne-temps.
Dans l’entourage de Muriel Pénicaud, on présentait cette mesure mercredi comme « un effort raisonnable » demandé aux salariés alors que l’Etat « met en place un plan exceptionnel pour sauver l’emploi et éviter les licenciements ». Cependant, « ces dérogations ne doivent pas permettre aux entreprises de requalifier unilatéralement en congés payés une période pendant laquelle les salariés sont contraints de rester chez eux (…) qui ne saurait être assimilée à des vacances ».

Plusieurs gardes à vue pour « mise en danger de la vie d’autrui » ou « rébellion » principalement en Seine-Saint-Denis

Au total, une quinzaine de personnes ont été placées en garde à vue en Seine-Saint-Denis en raison d’incidents lors de contrôles policiers portant sur les motifs de leur déplacement ont indiqué des policiers à RTL. Certaines personnes ont été placées en garde à vue pour « outrage », d’autres pour « rébellion » ou « violences » sur policiers.
Les arrestations ont eu lieu dans plusieurs communes, notamment à Sevran, Bobigny, Clichy-sous-Bois, Blanc-Mesnil, Montreuil ou encore Rosny-sous-Bois. L’infraction de « mise en danger de la vie d’autrui » est passible d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende.

Nouvelles mesures et restrictions du 20 mars 2020 :

– A Paris, certains lieux comme le Sacré-Coeur sont fermés pour la première fois de leur histoire. Les berges de Seine, les Invalides et le Champ de Mars sont inaccessibles « à partir de 15h le 20 mars 2020 et pendant tout le week-end », a déclaré la préfecture de police de Paris. Seules quelques dérogations sont possibles pour les riverains qui habitent à proximité des lieux concernés, pour les employés et employeurs des établissements ainsi que les livreurs.

Dans les gares parisiennes, les contrôles sont également renforcés. En effet, la préfecture de police de Paris a annoncé l’interdiction de se rendre dans les gares pour partir en vacances ou en week-end, sauf cas exceptionnels. Seuls 15 % des trains circulent et il faut une attestation de son employeur pour les emprunter. D’autres contrôles ont lieu dans les aéroports.

– A Nice, la municipalité a mis en place un couvre-feu à partir de 20h, un drone patrouille dans les Alpes-Maritimes afin d’aider les forces de l’ordre à faire respecter les mesures de confinement, à l’image de la Chine et l’Italie. La promenade des Anglais est interdite.

Pour combien de temps encore serons-nous contraints de rester chez nous ? 

Un Conseil restreint de défense s’est tenu le 20 mars à 11h, entre Emmanuel Macron, Édouard Philippe et les ministres en première ligne contre le coronavirus : Christophe Castaner (Intérieur), Jean-Yves Le Drian (Affaires Étrangères), Florence Parly (Armées), Olivier Véran (Santé) ou Bruno Le Maire (Économie).
A son issue, 
le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a précisé qu’aucune nouvelle mesure ne serait prise pour durcir le confinement. En faisant le constat que les dispositifs de déplacements étaient trop souvent détournés à des fins de loisirs, le Conseil d’Urgence a décidé que les mesures de restrictions seraient mises en oeuvre de façon plus stricte.

Lors d’une visite à l’Institut Pasteur jeudi 19 mars, Emmanuel Macron a déploré que trop de Français prennent les mesures de confinement « à la légère » : « Quand je vois que des gens continuent à aller au parc, à la plage ou à se ruer sur les marchés ouverts, c’est qu’ils n’ont pas compris les messages ». Il a également estimé que la durée du confinement serait « vraisemblablement » prolongée, une information confirmée par la porte-parole du gouvernement Sibeth N’Diaye, de passage sur BFMTV le matin du 20 mars: « C’est assez probable que nous soyons obligés de prolonger le confinement ». On parle d’un mois, un mois et demi.

Face aux comportements indisciplinés de certains Français, les autorités ont de monter d’un cran dans les sanctions. Quatre personnes en Seine-Saint-Denis et au moins une personne dans le Pas-de-Calais ont été placées en garde à vue jeudi 19 mars pour « mise en danger de la vie d’autrui », un motif punissable d’un an de prison et 15 000 euros d’amende. Tous les suspects ont été interpellés après avoir été verbalisés à plusieurs reprises pour s’être déplacé sans motif valable. 

« Certains considèrent qu’on est un petit héros quand on enfreint les règles. Eh bien non, on est un imbécile dans son comportement et surtout une menace pour soi-même », a déclaré jeudi sur Europe 1 le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner qui a jugé « infâmes et ignobles » les vols de masques puni au minimum de 3 ans de prison et de 45.000 euros d’amende.

Dans le Morbihan, les plages étaient bondées. Face à l’assaut des Parisiens, mais surtout la menace et le danger des regroupements, les autorités préfectorales ont décidé le 19 mars en milieu de journée d’interdire l’accès aux plages dans plusieurs départements et régions. Des mesures ont été prises ou sont en cours dans le Morbihan, en Bretagne (Côtes d’Armor, Ille-et-Vilaine et Finistère), dans l’Hérault, les Bouches du Rhône, la Corse et la Vendée, où de trop nombreux promeneurs ont été aperçus. « Les sorties dérogatoires doivent être des sorties brèves, à proximité du domicile, or on a observé que sur les plages, il y avait parfois des rassemblements, parfois des occupations pendant de longues heures« , a déclaré le préfet de Corse, Franck Robine. Il en est de même pour les balades en forêt, considérées comme trop éloignées du domicile. Les quais de la Garonne ont également été interdits à Bordeaux.

Dès mercredi, plusieurs stations balnéaires avaient décidé de fermer les accès à leur plage pour faire respecter les consignes de lutte contre la propagation du coronavirus. Sur la côté atlantique, les villes de La Baule-Escoublac et Pornichet ont installé des barrières pour être sûr qu’aucun baigneur ou piéton ne s’y installe. Cette mesure en vigueur s’applique pour l’instant jusqu’au 31 mars.

Autre mesure précisée par les gouvernements, le vélo comme pratique sportive n’est plus autorisée. Dans un communiqué, la Fédération française de Cyclisme précise que « la pratique du sport cycliste communément admise n’entre pas dans les conditions prévues au décret et constitue donc une infraction susceptible de verbalisation ».

Quand a-t-on le droit de sortir ?

Il vous sera possible de sortir uniquement en cas de réel besoin, c’est-à-dire pour travailler lorsque le télétravail est impossible, se rendre à un rendez-vous médical, en cas de « motif familial impérieux ou pour l’assistance de personnes vulnérables pour venir en aide à un proche dépendant, ou pour des parents séparés pour aller chercher et déposer les enfants« , pour aller faire des courses nécessaires ou encore prendre l’air, s’adonner à une activité physique individuelle, du moment que l’on reste proche de chez soi. La ville de Paris a d’ailleurs annoncé que les parcs et jardins étaient désormais fermés.

Jusqu’à quand ces restrictions seront-elles mises en place ?

Pour l’instant, le ministre de l’Intérieur a précisé que les nouvelles mesures seraient valables pendant 15 jours « prolongeables« .

Comment justifier son déplacement ?

Depuis le 17 mars, 100 000 policiers et gendarmes ont été déployés sur tout le territoire pour contrôler les personnes qui circulent et qui doivent être en mesure de justifier leur déplacement avec une attestation de déplacement dérogatoire imprimée ICI et remplie au stylo indélébile et non pas au crayon à papier ou d’une attestation sur l’honneur écrite à la main sur papier libre, datée et signée.
L’amende pour non-respect des règles du confinement est de 135 euros. Le coût peut être majoré à 375 euros

Un couvre-feu sera-t-il mis en place ?

La ville de Nice a instauré un couvre-feu à partir de 20h. Toutefois, dans la plus grande partie du pays, pour l’instant, tant que votre déplacement est justifié et que vous avez bien rempli votre attestation, vous pouvez sortir tous les jours, 24h/24.

Y a-t-il une distance à ne pas franchir près de son domicile ?

Le gouvernement en appelle au bon sens. Aucune distance limite n’a été énoncée, pour l’heure, mais il est évident que prendre l’air pour effectuer une randonnée en montagne n’est pas une option…

Puis-je faire de l’exercice en plein air ?

Il reste possible de faire de l’exercice en plein air, si l’on s’y rend seul, en restant près de son domicile et en respectant les mesures de distanciation sociale si l’on croise un badaud (ne pas l’approcher à moins d’un mètre).

A-t-on le droit de prendre sa voiture pour une balade en forêt ?

L’utilisation de votre véhicule doit être limitée aux déplacements indispensables. Une balade en forêt, sauf si celle-ci se trouve relativement proche de votre domicile, ne rentre pas dans la catégorie des déplacements nécessaires.

Que risque-t-on si l’on se déplace sans attestation ?

L’amende en cas de déplacement non justifié est fixée à 135 euros. Pour faire respecter ces règles, plus de 100 000 policiers et gendarmes et les polices des municipalités ont été mobilisés et procéderont à divers contrôles.

Faut-il une nouvelle attestation pour chaque déplacement ?

Il faut effectivement remplir une attestation datée à chaque déplacement.

Peut-on remplir l’attestation au crayon à papier ?

Il n’est pas possible de remplir le document au crayon à papier. Il faut que l’encre utilisée soit indélébile.

Peut-on montrer le document sur son smartphone ?

Il n’est désormais plus possible de montrer l’attestation sur smartphone. Le papier doit être imprimé ou l’attestation, recopiée à la main. 

A-t-on besoin d’autres justificatifs en dehors de l’attestation ?

Si l’on se déplace pour se rendre sur son lieu de travail, en plus de l’attestation, il faut se munir d’une carte professionnelle (quand c’est possible) ou d’un justificatif de l’employeur précisant que le télétravail est impossible.

Doit-on déclarer son lieu de confinement ?

Pour l’heure, le gouvernement n’a pas demandé aux citoyens de déclarer les lieux dans lesquels ils sont confinés. A priori, on considère que chacun est à son domicile même s’il est possible de se confiner hors de sa résidence principale.

A-t-on besoin d’une attestation pour prendre l’air ou promener son chien ?

Même si vous souhaitez uniquement promener votre animal de compagnie ou prendre l’air (tout en restant près de votre domicile), vous devez remplir l’attestation dérogatoire de déplacement et cocher la case « déplacements brefs à proximité du domicile« .

Peut-on utiliser les transports en commun ?

Il est possible de prendre les transports en commun, qui continuent de fonctionner de manière réduite, uniquement pour les déplacements indispensables.

Pourra-t-on recevoir son courrier ?

Le groupe La Poste a annoncé qu’il maintenait ses activités « essentielles« . Ainsi, 80% des facteurs continuent d’assurer la distribution du courrier et des colis. En revanche, certains bureaux de poste seront fermés. Par ailleurs, certains appellent à la vigilance et déconseillent de commander en ligne au cas où l’employé de poste ayant déposé votre colis n’avait pas pris les précautions hygiéniques nécessaires (gel hydro-alcoolique, lavage de mains, port de gants…).

Pourra-t-on faire le plein d’essence ?

Les stations-service ainsi que les garages et centres de réparation d’automobiles restent ouverts pour permettre à la population d’effectuer les déplacements indispensables en véhicule.

Peut-on recevoir un électricien, plombier, réparateur à son domicile ?

Si les mesures barrières sont respectées et que l’intervention nécessitée est urgente, un électricien ou un plombier pourra effectuer son travail au domicile d’une tierce personne.

Doit-on annuler la venue des aides à domicile ?

Une infirmière ou une aide à domicile peut tout à fait venir rendre service à une personne âgée lorsque c’est absolument nécessaire, tout en respectant scrupuleusement les mesures d’hygiène et les gestes barrières et, dans la mesure du possible, en portant un masque.

Peut-on se rendre chez son médecin ?

Bon nombre de cabinets médicaux restent ouverts. Dans certains cas, les visites à domicile ou les téléconsultations sont possibles.

Peut-on effectuer un déménagement ?

Les locataires qui prévoyaient de déménager ne pourront pas mener à bien leur projet pour l’heure, puisque ce déplacement est considéré comme non indispensable. Les locataires dont le préavis touche à sa fin devront régler le problème à l’amiable avec leur propriétaire.

Peut-on assister à un enterrement ?

Le Premier ministre l’a stipulé, avec affliction, en direct au JT de 20h de France 2 : si un proche décède, seule la famille nucléaire est autorisée à se rendre aux funérailles. Il n’y a plus de cérémonie, les funérariums sont fermés et l’on ne peut se déplacer pour les obsèques d’un ami.

Doit-on craindre une pénurie de produits de première nécessité ?

« L’approvisionnement en produits alimentaires et de première nécessité sera garanti dans les jours et les semaines à venir » dans les supermarchés, informe le gouvernement sur son site internet. Nul besoin d’accumuler les stocks de papier toilette, donc.

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