un nouveau Français contaminé, carte de l’épidémie – Go-Buzz

un nouveau Français contaminé, carte de l’épidémie

CORONAVIRUS – Près de 65 000 personnes sont malades à cause du coronavirus dans le monde, plus de 1380 décès sont à déplorer. Comment la Chine essaie de stopper l’épidémie ? Quelles sont les dernières infos en France ? Le point.

[Mise à jour le vendredi 14 février 2020 à 14h27] Le coronavirus a touché près de 65 000 personnes et a fait 1384 morts. En Chine, le gouvernement a annoncé que 6723 patients étaient guéris. Un Français présent à bord d’un bateau bloqué au Japon a été testé positif au coronavirus.

Dernières Infos : 

  • Des milliers de passagers en croisière sur un paquebot (le Diamond Princess) sont en quarantaine depuis le 4 février au large de Yokohama au Japon. 218 passagers ont été testés positifs au coronavirus sur les 3700 présents sur le bateau. Parmi les Français à bord, un homme de 80 ans a été testé positif au virus vendredi 14 février.
  • En France, 181 rapatriés de Chine il y a deux semaines sortent ce vendredi 14 février de quarantaine à Carry-le-Rouet dans les Bouches-du-Rhône. Des certificats qui attestent la non-contamination au coronavirus ont été distribués.  
  • Lors d’une réunion d’urgence à Bruxelles jeudi 13 février, les ministres européens de la Santé ont souligné la nécessité de « renforcer la coordination » entre les pays de l’UE pour « améliorer l’efficacité » des mesures. Parmi celles-ci « les mesures barrières, l’arrivée des voyageurs, l’analyse épidémiologique des cas, les stocks de protection (masques, gants) » a précisé la ministre française de la Santé Agnès Buzyn. Avant de souligner que cette « crise » pouvait « s’installer sur plusieurs mois » et que « la plupart des fabricants des équipements (de protection) sont situés en Chine et sont eux-mêmes en rupture de stock« . Autre inquiétude soulevée par la ministre finlandaise de la Santé, Krista Kiuru, sur l’approvisionnement en médicaments dont « l’industrie pharmaceutique de l’UE est fortement dépendante d’importation de substances actives de la Chine ».
  • La Commission européenne a débloqué 10 millions d’euros pour la recherche d’un vaccin et soutient un projet mettant en lien 300 hôpitaux et 900 laboratoires.
  • Un troisième malade du coronavirus en France a été guéri et a pu quitter l’hôpital de Bordeaux le 13 février.
  • Le bateau de croisière américain Westerdam, interdit d’accoster dans cinq ports asiatiques par crainte du coronavirus, est arrivé jeudi 13 février au Cambodge où ses passagers vont pouvoir débarquer.
  • Depuis le 21 janvier, les réservations sur des vols pour Paris en provenance d’Asie du Nord-Est – Chine, Japon, Corée – pour le printemps ont chuté de 81 % selon l’Office du Tourisme de la capitale. L’épidémie de coronavirus pourrait amputer la croissance française de 0,1 point de pourcentage en 2020, a estimé jeudi le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. 
  • Le Grand Prix de Formule 1 de Chine prévu le 19 avril prochain est reporté à cause de l’épidémie.
  • Des chercheurs de l’Imperial College à Londres testent un vaccin contre le coronavirus sur des souris. « Nous venons d’injecter le vaccin que nous avons généré à partir de bactéries dans des souris et nous espérons qu’au cours des prochaines semaines, nous serons en mesure de déterminer la réaction chez ces souris, dans leur sang, leur réponse en termes d’anticorps contre le coronavirus » a déclaré Paul McKay, un des chercheurs. L’équipe de scientifiques estime que cet essai est parmi le premier du genre.
  • Les Etats-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Irak et Israël ont interdit l’entrée sur leur territoire aux étrangers s’étant récemment rendus en Chine. La Mongolie, la Russie et le Népal ont fermé leurs frontières terrestres avec la Chine et la Papouasie-Nouvelle Guinée a fermé ses ports et ses aéroports aux voyageurs rentrant d’Asie. 

Le directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a annoncé mardi 11 février que le nom du coronavirus chinois serait désormais « Covid-19″ au lieu de « 2019-nCov » pour être « plus facile à prononcer ». « Co » signifie « corona », « vi » pour « virus » et que « D » pour  » disease » (maladie en anglais). Le chiffre 19 indique l’année de son apparition : 2019. « Nous avons dû trouver un nom qui ne faisait pas référence à un lieu géographique, à un animal, à un individu ou à un groupe de personnes » a ajouté le directeur général, pour éviter toute stigmatisation de la maladie.

 

11 personnes contaminées par le coronavirus ont été recensées en France, aucun décès n’est à déplorer. Au 13 février, trois ont été guéries et sont sorties de l’hôpital. De plus, 181 Français rapatriés de Chine le 2 février et placés en quarantaine depuis deux semaines à Carry-le-Rouet dans les Bouches-du-Rhône sont sortis le 14 février.  157 autres personnes resteront en quarantaine : 44 à Carry-le-Rouet et 113 à Aix-en-Provence. « La survenue de cas confirmés en France n’est pas un événement inattendu, a reconnu Santé Publique France le 10 février. L’isolement des patients à l’hôpital et la mise en œuvre de cette surveillance a pour objectif de prévenir des transmissions secondaires à partir de ces cas. »  Selon l’autorité, le risque de propagation du virus 2019-nCoV au sein de la population française « est considéré comme faible si les cas confirmés sont détectés précocement et que des mesures de contrôle adéquates sont mises en place immédiatement (isolement des malades, information et suivi de leurs contacts étroits, protection des personnels soignants)« .  

  • Le 13 février, le Bordelais d’origine chinoise âgé de 48 ans et atteint du coronavirus est sorti du CHU de Bordeaux « totalement guéri » comme il l’a indiqué sur le site Vitisphère. Il était rentré de Chine le 22 janvier dernier.
  • Originaire de Wuhan, un couple de trentenaire chinois hospitalisé à Bichat (Paris) à la fin du mois de janvier avait été testé positif au coronavirus. Ils étaient rentrés de Chine le 18 janvier. Le ministère de la Santé a indiqué le 12 février qu’ils étaient guéris et sortis de l’hôpital.
  • Le couple français admis au CHU de Clermont-Ferrand pour suspicion de contamination par le coronavirus, après avoir transité pendant 8 heures dans un aéroport chinois, n’est finalement pas porteur du virus a annoncé le ministère de la Santé le 12 février.
  • Le 9 février, 5 ressortissants anglais (quatre adultes et un enfant) infectés par le coronavirus sont recensés en France, en Haute-Savoie. Présents dans la station de ski Contamines-Montjoie du 24 au 28 janvier, ils ont partagé le même chalet qu’un compatriote britannique ayant séjourné à Singapour du 20 au 23 janvier, lui-même testé positif au coronavirus, et rentré depuis en Angleterre. Il aurait contaminé 5 autres personnes, mais aucune de plus en France. Hospitalisés à Lyon, Saint-Étienne et Grenoble « leur état clinique ne présente aucun signe de gravité », a rassuré la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, lors d’une conférence de presse. Tous les tests pratiqués sur les habitants et vacanciers aux Contamines-Montjoie sont négatifs.
  • Un touriste chinois âgé d’environ 80 ans originaire de la province de Hubei, épicentre du virus est hospitalisé en réanimation à Paris depuis mardi 28 janvier. Une enquête épidémiologique est actuellement en cours afin de déterminer l’origine de la contamination ainsi que « les cas de contact ».
  • Une femme de 50 ans (la fille du touriste chinois contaminé) a été déclarée positive au test du coronavirus chinois. Nous ignorons pour le moment si elle a contracté le virus en Chine ou si elle a été contaminée par son père sur le sol français.
  • Un médecin libéral « qui a été au contact d’un cas ». Il s’agirait du premier cas de contamination sur le sol français.

Pour les Français qui rentrent d’Asie et présentent des symptômes d’infections respiratoires, appelez le 15 directement.

  • Santé publique France a élaboré un dispositif de surveillance renforcée destiné à détecter d’éventuels cas importés.
  • Les autorités françaises ont indiqué aux professionnels de santé la conduite à tenir face à un patient suspect revenant de Wuhan. Les médecins de ville qui pourraient prendre en charge un tel cas doivent contacter, pour analyse clinique et classement du cas, un infectiologue référent et/ou le Samu/Centre 15. 
  • Des conseils aux voyageurs sont affichés dans les terminaux concernés à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle : ne pas manger de viande crue, se laver les mains, ne pas toucher d’animaux… 
  • Des précautions d’hygiène doivent être mises en place dès la suspicion du cas, que ce soit en cabinet de ville ou en milieu hospitalier (port de masque…).

 

Apparu en Chine en décembre 2019, le coronavirus y a fait de nombreuses victimes en seulement 2 mois. Ces derniers jours, la Chine a intensifié ses efforts pour freiner la propagation du nouveau coronavirus. Au 14 février, le gouvernement chinois déclare : 

  • 63 851 cas de coronavirus positifs sont recensés.
  • 1380 décès dans 31 régions du continent chinois.
  • 6 723 patients ont été guéris et sont sortis de l’hôpital 
  • Il reste encore 55 748 cas confirmés (dont 10 204 dans un état grave) et 10 109 cas suspects. 
  • 493 067 personnes ont été identifiées comme ayant été en contact étroit avec des patients infectés.
  • 177 984 sont actuellement sous observation médicale.

 6723 patients ont été guéris en Chine. 

Mercredi 12 février, le président chinois Xi Jinping a indiqué que « la situation épidémique a montré des changements positifs » avant de rappeler les mesures à suivre pour contrôler l’épidémie en Chine ;

  • augmenter la capacité d’admission dans les hôpitaux pour ne laisser personne sans surveillance dans les villes avec un grand nombre de patients atteints de fièvre;
  • réduire le taux d’infection en renforçant la prévention et le contrôle dans les communautés;
  • améliorer le traitement des patients, en particulier ceux qui sont dans un état grave, en unissant leurs forces dans les ressources médicales et la technologie;
  • fournir davantage de ressources médicales, notamment des lits d’hôpitaux et des travailleurs médicaux dans la province du Hubei, en particulier la ville de Wuhan, qui reste la région prioritaire;
  • intensifier la surveillance de la santé du personnel de retour dans les régions à fort afflux de population.

Le 12 février, deux dirigeants chinois de la province de Hubei et de Wuhan (berceau de l’épidémié) ont été démis de leur fonction. A leur place, l’actuel maire de Shanghai, Ying Yong a été nommé Secrétaire du Parti communiste chinois (PCC) dans le Hubei. Il a immédiatement mis en place un nouveau mode de calcul des cas de coronavirus. Désormais, les résultats d’une radio pulmonaire sont suffisants pour diagnostiquer le virus. Dans le pays, le virus est traité comme une maladie infectieuse de grade A indiquait la Commission nationale de la santé (seules la peste bubonique et le choléra sont classées comme maladies infectieuses de grade A en Chine) ce qui nécessite les mesures de prévention et de contrôle les plus strictes, y compris la mise en quarantaine obligatoire des patients et l’observation médicale pour ceux qui ont été en contact étroit avec des patients. 

Le 6 février, le Dr Li Wenliang qui travaillait dans un hôpital de Wuhan et a lancé l’alerte sur la dangerosité du virus auprès de ses collègues le 30 décembre 2019 est décédé à cause du coronavirus. Âgé de 34 ans, cet ophtalmologiste avait été diagnostiqué positif au virus le 30 janvier. 

Le 2 février, un bébé est né en Chine en étant porteur du virus. Il avait été contaminé par sa mère, elle-même porteuse du nCoV.

évolution nombre de cas de coronavirus chine
Evolution du nombre de cas de coronavirus en Chine et dans le reste du monde au 13 février 2020 © Johns Hopkins CSSE

La Chine rassemble 99% des malades du coronavirus et des décès. Au 14 février, 1381 Chinois sont décédés du virus dans le pays. Seuls trois décès sont enregistrés en dehors de Chine : un au Japon (13 février), un aux Philippines (2 février) et un à Hong Kong (3 février).

Cas confirmés de coronavirus dans le monde au 14 février 2020 à 14h31

PAYS CAS CONFIRMES DE CORONAVIRUS
Chine 63 863
Singapour 67
Hong-Kong 56
Thailande 33
Corée du Sud 28
Japon 29
Malaisie 19
Taiwan 18
Australie 15
Vietnam 16
Allemagne 16
Etats-Unis 15
France 11
Macao 10
Emirats Arabes Unis 8
Royaume-Uni 9
Canada 7
Italie 3
Philippines 3
Inde 3
Russie 2
Espagne 2
Népal 1
Cambodge 1
Belgique 1
Finlande 1
Suède 1
Sri Lanka 1
Autres 218
TOTAL 64 457
  • Le 11 février,  le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Tedros Adhanom Ghebreyesus a reconnu que cette épidémie représentait « une grave menace pour le reste du monde » (pas que en Chine. Deux jours plus tôt, il s’inquiétait sur son compte Twitter « des cas de propagation du #2019nCoV par des personnes sans antécédents de voyage » : « La détection d’un petit nombre de cas peut indiquer une transmission plus répandue dans d’autres pays; bref, nous ne voyons peut-être que la partie émergée de l’iceberg.«  Selon lui, « tous les pays doivent utiliser la fenêtre d’opportunité créée par la stratégie de confinement pour se préparer à l’arrivée éventuelle du virus ».

25 pays hors de Chine ont signalé des cas de coronavirus.

  • Le 4 février, Sylvie Briand, directrice du département Préparation mondiale aux risques infectieux de l’OMS, a indiqué à la presse que la situation n’était pas encore au stade de « pandémie » (épidémie étendue à toute la population d’un continent, voire au monde entier) mais se cantonnait à une « épidémie avec de multiples foyers ». « Nous espérons qu’en nous basant sur ces mesures prises dans le Hubei, mais aussi dans d’autres endroits, où nous avons eu des cas, nous pourrons arrêter la transmission et nous débarrasser de ce virus » a-t-elle précisé. 
  • Le 30 janvier, l’OMS décrète l’urgence de santé mondiale. Cette mesure n’avait été décrétée que 5 fois depuis sa création (pour Ebola (deux fois), la grippe H1N1, Zika et la poliomyélite). 

Des chercheurs de l’université américaine Johns-Hopkins à Baltimore ont mis en ligne une carte interactive montrant l’évolution de l’épidémie dans le monde ainsi que le décompte des cas confirmés d’infection et de décès en temps réel.

 

Carte des cas de coronavirus dans le monde
Carte des cas de coronavirus dans le monde © Esri, FAO, NOAA

Santé publique France a défini comme « cas possible », tout patient présentant : 

  • des signes cliniques d‘infection respiratoire aiguë basse grave dont les signes cliniques nécessitent une hospitalisation,
  • sans autre étiologie identifiée pouvant expliquer la symptomatologie

ET :

  • ayant voyagé ou séjourné dans la ville de Wuhan en Chine dans les 14 jours précédant la date de début des signes cliniques.

OU

Toute personne présentant une infection respiratoire aiguë quelle que soit sa gravité, dans les 14 jours suivant l’une des expositions suivantes :

  • un contact étroit d’un cas confirmé d’infection au nCoV, pendant que ce dernier était symptomatique ;
  • toute personne co-exposée, définie comme ayant été soumise aux mêmes risques d’exposition (c’est-à-dire un séjour / voyage à Wuhan, Chine) qu’un cas confirmé
  • toute personne ayant travaillé ou ayant séjourné dans un hôpital dans lequel un cas d’infection au nCoV a été confirmé ;
  • toute personne ayant visité ou travaillé dans un marché d’animaux vivants à Wuhan, en Chine.

OU 

  • Toute personne avec des signes cliniques d’infection respiratoire aiguë basse grave, pour lequel une autre étiologie a été initialement identifiée, présentant une détérioration inattendue de son état général et qui aurait voyagé à Wuhan dans les 14 jours précédant la date de début des signes cliniques.

Le cas sera confirmé par prélèvement indiquant la présence du nCOV.

Les coronavirus humains sont généralement transmis lors de contacts étroits après l’inhalation de gouttelettes infectieuses émises lors d’éternuements ou de toux par le cas ou après un contact avec des surfaces fraîchement contaminées par ces secrétions. « Les coronavirus survivent jusqu’à 3 heures dans le milieu extérieur, sur des surfaces inertes sèches. En milieu aqueux, ces virus peuvent survivre plusieurs jours« , a rappelé Santé publique France sur son site internet.

La Chine est le plus grand producteur de masques au monde, avec plus de 20 millions de masques fabriqués quotidiennement en temps normal. Avec l’épidémie, les stocks diminuent… Le 13 février, la ministre de la Santé en France, Agnès Buzyn, a rappelé la nécessité de travailler en coordination avec les autres pays de l’UE sur les stocks de protection – équipements, masques.  

pangolin animal chine coronavirus
Le pangolin possible hôte intermédiaire du coronavirus © 123RF- Rahmat Nugroho

L’origine du virus n’est pas confirmée. On sait qu’il appartient à la famille des coronavirus (comptant un grand nombre de virus) qui peut provoquer des maladies bénignes chez l’homme comme un rhume et des pathologies plus graves comme le Sras (syndrome respiratoire aigu sévère)Le 7 février, des scientifiques de l’Université d’agriculture du sud de la Chine ont identifié le pangolin comme un « possible hôte intermédiaire » soupçonné d’avoir transmis le coronavirus à l’homme. Le pangolin est un petit mammifère couvert d’écailles menacé d’extinction, dont la chair délicate est très prisée dans la gastronomie chinoise et vietnamienne. Dans un communiqué, les scientifiques expliquent qu’un animal peut être porteur d’un virus sans pour autant être malade et le transmettre à d’autres espèces comme l’homme. Après l’analyse de 1 000 échantillons, les scientifiques ont pu montrer que les génomes de séquences de virus prélevés sur les pangolins étaient à 99 % identiques aux virus retrouvés sur des personnes atteintes du nCoV, indique Chine Nouvelle. Rappelons que lors de l’épidémie de Sras de 2002-2003, l’hôte intermédiaire du virus était la civette, un petit animal au pelage gris dont la viande est consommée en Chine. 

En savoir plus sur les coronavirus humains : 

Face à l’épidémie de coronavirus, une Task Force a été mise en place à l’Institut Pasteur. Ce groupe d’action et de recherche mobilise notamment les experts de l’Institut Pasteur sur le développement de vaccins. « Nous connaissons la séquence du génome du virus depuis deux ou trois semaines, donc on peut commencer à faire des travaux pour le développement d’un vaccin mais cela va prendre du temps«  a indiqué le Pr Christophe d’Enfert, directeur scientifique de l’institut Pasteur, à France Info, Plusieurs tests vont être menés puis une phase clinique consistera à tester les vaccins sur des souris de laboratoires. « Les résultats des phases cliniques seront obtenus à la fin de l’été 2021, ce qui permettrait de lancer des campagnes de vaccination à l’automne 2021″, a précisé le scientifique sur BFMTV le 5 février. D’autres laboratoires travaillent  aussi sur un vaccin contre le coronavirus.

DATES CLÉS DE L’ÉPIDÉMIE
  • Le 31 décembre 2019, l’Organisation mondiale de la Santé en Chine est informée de plusieurs cas de pneumonies dans la ville de Wuhan. 44 personnes sont infectées entre cette date et le 3 janvier 2020.
  • Le 7 janvier 2020, les autorités chinoises identifient un « nouveau type de coronavirus ».
  • Le 13 janvier, un cas importé est recensé en Thaïlande.
  • Le 15 janvier, le virus cause la mort d’une première personne à Wuhan, un homme de 69 ans. 
  • Le 23 janvier, trois villes chinoises dont Wuhan sont placées en quarantaine.
  • Le 25 janvier, trois personnes contaminées sont recensées en France, deux à Paris et une Bordeaux. Ce sont les premiers cas enregistrés sur le continent européen.
  • Le 30 janvier, l’Organisation mondiale de la Santé décrète l’urgence de santé mondiale. Cette mesure n’avait été décrétée que 5 fois depuis sa création (pour Ebola (deux fois), la grippe H1N1, Zika et la poliomyélite). 




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